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𝐆𝐞𝐬𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐞𝐬 𝐢𝐧𝐜𝐢𝐝𝐞𝐧𝐭𝐬 𝐬𝐚𝐧𝐢𝐭𝐚𝐢𝐫𝐞𝐬 : 𝐥𝐞𝐬 𝐫é𝐬𝐮𝐥𝐭𝐚𝐭𝐬 𝐝𝐞 𝐥'é𝐯𝐚𝐥𝐮𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐬𝐞𝐥𝐨𝐧 𝐥'𝐚𝐩𝐩𝐫𝐨𝐜𝐡𝐞 7-1-7 𝐫𝐞𝐬𝐭𝐢𝐭𝐮é𝐬


𝐆𝐞𝐬𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐞𝐬 𝐢𝐧𝐜𝐢𝐝𝐞𝐧𝐭𝐬 𝐬𝐚𝐧𝐢𝐭𝐚𝐢𝐫𝐞𝐬 : 𝐥𝐞𝐬 𝐫é𝐬𝐮𝐥𝐭𝐚𝐭𝐬 𝐝𝐞 𝐥'é𝐯𝐚𝐥𝐮𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐬𝐞𝐥𝐨𝐧 𝐥'𝐚𝐩𝐩𝐫𝐨𝐜𝐡𝐞 7-1-7 𝐫𝐞𝐬𝐭𝐢𝐭𝐮é𝐬

Le Ministère de la Santé, par l’entremise du Centre des opérations de réponses aux urgences sanitaires (CORUS) et de l’Institut national de santé publique (INSP), avec l’appui de ses partenaires techniques et financiers, a organisé le vendredi 16 janvier 2026 à Ouagadougou un atelier consacré à la restitution des résultats des évaluations de performance menées selon l’approche 7-1-7.
Placée sous la présidence du ministre de la Santé représenté par le Directeur général de la santé publique (DGSP), Dr Joseph Soubeiga, cette rencontre s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de ladite approche. Elle avait pour objectif de porter à la connaissance des acteurs du système de santé les conclusions des différentes évaluations réalisées, en vue de renforcer les capacités nationales de détection, de notification et de réponse efficace aux urgences de santé publique.
Si l’approche 7-1-7 a permis d’enregistrer des résultats probants dans certaines situations, elle a également mis en évidence des insuffisances dans d’autres cas, notamment des retards observés au niveau de la détection des incidents et de la mise en œuvre des réponses appropriées. À ces difficultés s’ajoute une lourdeur administrative, comme l’a souligné le Dr Rodrigue Watton Diao, Directeur technique du CORUS.
Dans son allocution, le représentant du Ministre de la Santé, a rappelé que, face à une crise sanitaire, le facteur temps constitue la première ligne de défense, justifiant ainsi le lancement de l’approche 7-1-7, il y a un an.
Il a précisé que cette rencontre répond à une exigence d’évaluation portant sur cinq incidents sanitaires majeurs, notamment les flambées de dengue survenues en 2023, l’épidémie d’hépatite E de 2024, la rougeole, ainsi que les épizooties d’influenza aviaire hautement pathogène.
En saluant les progrès réalisés, Dr Soubeiga a toutefois déploré la persistance de délais critiques, en particulier dans la détection communautaire précoce, la notification initiale et l’activation rapide des mécanismes de réponse.
Il a, en outre, exprimé le souhait que les recommandations issues des échanges puissent orienter la révision des dispositifs de surveillance et d’alerte précoce, le renforcement du rôle des communautés et des districts sanitaires, ainsi que l’interopérabilité effective entre les secteurs de la santé humaine, de la santé animale et de l’environnement, conformément à l’approche « Une seule santé ».
À son tour, la représentante de Son Excellence Madame l’Ambassadrice des États-Unis au Burkina Faso, Mme Kim Julianna, a rappelé que l’approche 7-1-7 repose sur un principe fondamental : une réponse rapide à une épidémie permet non seulement de sauver des vies, mais également de limiter les répercussions sociales et économiques, tout en préservant la confiance des communautés.
Elle a salué l’engagement de l’ensemble des acteurs impliqués, en particulier l’organisation JHPIEGO, pour son rôle central et son accompagnement technique dans la mise en œuvre de ce processus.
Enfin, elle a réaffirmé l’engagement du gouvernement des États-Unis, notamment à travers le CDC, à soutenir le Burkina Faso dans le renforcement d’un système de santé plus robuste, plus performant et plus résilient.
Lancée le 11 octobre 2024 par le ministère de la Santé en collaboration avec ses partenaires, l’approche 7-1-7 constitue un outil d’évaluation rapide des interventions sanitaires. Elle repose sur un délai maximal de sept jours pour la détection d’un incident sanitaire, un jour pour sa notification et sept jours pour la mise en œuvre d’une réponse appropriée.
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